Lutte contre les violences sexistes et sexuelles au ministère

 

Lutte contre les violences sexistes et sexuelles au ministère

 

 

Suite au message sur les violences sexistes et sexuelles que nous avons envoyé à l’ensemble des agent.es du ministère (santé, affaires sociales, travail), le 24 octobre dernier, la parole s’est aussi « libérée » dans nos services : en un mois, le SMAST CGT a été saisi de 7 dossiers !

 

Dans nos services, il y a des chefs, parfois haut placés, qui sont connus – et maintenant dénoncés – pour être de gros lourdauds accumulant comportements, blagues et réflexions sexistes. Dans notre administration, il y a aussi des « collègues » pervers qui ont depuis longtemps dépassé les limites : exhibition, propositions indécentes, visionnage d’images pornographiques devant une collègue, etc. Présent.es dans toutes les directions, nous avons tenté de recouper chacun des témoignages reçus. Les victimes sont souvent des subordonnées, des contractuelles ou des stagiaires. Les mécanismes des violences sexistes et sexuelles sont connus. Elles ont souvent beaucoup de mal à parler. La CGT interviendra dans les prochaines instances pour faire avancer la lutte contre ces violences.

 

En tout état de cause : il faut que cela cesse !

 

L’objet de ce nouveau message est tout d’abord de rappeler que, si les comportements et propos sexistes sont inadmissibles et doivent être bannis, le harcèlement sexuel est clairement défini et est puni par la loi au pénal. Les faits de harcèlement sexuel peuvent être punis par deux ans d’emprisonnement et 30.000€ d’amende. Peine qui peut être portée à trois ans et 45.000€ lorsque les faits sont par exemple commis par une personne qui abuse de son autorité.

 

Tenir des propos salaces régulièrement, c’est du harcèlement sexuel

Faire des avances et insister après un refus ou une absence de réponse, c’est du harcèlement sexuel

Afficher des images pornographique sur le lieu de travail, c’est du harcèlement sexuel

Menacer une personne ou user de sa position pour qu’elle accepte des avances, c’est du harcèlement sexuel

Etc. etc. etc. etc.

 

Messieurs ! Maintenant tenez-vous à carreau !

 

Les suites de « l’affaire Weinstein » sont innombrables et mondiales. Il est temps que les comportements changent ! Face aux blagues et autres réflexions sexistes des collègues ou de la hiérarchie, les agent.es peuvent libérer la parole et doivent s’organiser et riposter. Il faut remettre à leur place les lourdauds et les machos ! La CGT peut vous y aider.

 

Nous savons les difficultés que rencontrent parfois les victimes pour entamer une démarche. Mais, il ne faut pas rester seule. Pour les situations de harcèlement et de violences sexistes et sexuelles, plusieurs actions peuvent être envisagées :

 

Le service de Médecine de prévention

Le service de Médecine de prévention est à votre écoute. Médecins, psychologues peuvent vous recevoir, vous écouter et vous orienter.

Téléphone : 01 40 56 40 24 ou 01 40 56 40 75 – mail : medecine-de-prevention@sg.social.gouv.fr

14 avenue Duquesne – Paris 7e – 4ème étage du plot central, accessible par l’ascenseur 0

 

La cellule d’écoute et d’alerte des ministères sociaux 

La cellule d’écoute et d’alerte des ministères sociaux (CEMCAS) est compétente pour traiter les situations de harcèlement sexuel.

Téléphone : 0 800 10 27 46 – mail : cemcas-allodiscrim@orange.fr  – 222, boulevard Saint-Germain 75007 Paris

 

La CGT 

Enfin, le SMAST CGT peut aussi vous aider. Que cela soit au niveau confédéral, ou au plus près de vous, notre syndicat est fortement mobilisé sur ces questions. Vous pouvez prendre rendez-vous avec un ou une permanente. La CGT peut intervenir dans les services, vous conseiller, et elle peut aussi vous accompagner dans vos démarches, en particulier pour le dépôt d’une plainte commissariat (pénal) ou au tribunal administratif (rappelons que l’employeur est le garant de votre sécurité).

Téléphone : 01 40 56 50 19 – 72 46 – 45 46 – mail syndicat-cgt-adm-centrale@sante.gouv.fr – Duquesne RDC aile Lowendal

 

 

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